Thursday May 16, 2013 at 20:51

Thursday May 16, 2013 at 20:38

Thursday May 16, 2013 at 7:03

“16 MAI 1869 : Gustave Flaubert achève l’écriture de son roman L’Éducation sentimentale A Jules Duplan. 24 novembre 1864. Au mois de septembre dernier je me suis mis, après beaucoup d’hésitation, à un grand roman qui va me demander des an”

LEO NEMO L’ ÉTERNITÉ ROMAN Livre Quatre Chapitre 137 À toute faim inutile

Thursday May 16, 2013 at 6:53

Thursday May 16, 2013 at 6:40

Mieux vaut Horace – reprise de vases par temps humide


«le paisible sommeil que ne repousse pas la petitesse des maisons de la campagne et une rive ombragée..”
sans respect pour les vers, oubliant l’ode (Horace III 1 http://fonsbandusiae.over-blog.com/article-horace-ode-iii-1-odieux-m-est-le-profane-vulgaire-117028352.html) qui parle de bien plus, elle est restée sur ces mots
elle a dérivé vers de vieux murs, l’humilité, la chaleur
elle a reposé les yeux sur l’ode, la traduction, elle se sentait un peu coupable, vaguement, et admirative surtout
mais, pour soi…. mettre en vers la maison dans l’herbe, l’herbe qui dégringole vers le ruisseau, quelques ajoncs, un saule, un soleil qui se meurt, la quiétude qui descend dans les membres.
(somnum reducent ;) somnus agrestium
lenis uirorum non humilis domos
fastidit umbrosamque ripam,
«le paisible sommeil que ne repousse pas la petitesse des maisons de la campagne et une rive ombragée..”
elle se replonge dans le cours de latin, et puis elle prend ses mots français et familiers, elle compte les voyelles, elle prononce, elle pense scansion, pieds purs, elle cherche les longues et les brèves, elle butte sur l’accent de son sud,
elle se grise des mots, des dactyles, des spondées, des trochées, des hexamètres dactyles, des pentamètres, des sénaires iambiques, des coupes penthémimères ou trihémimères, elle aime les diérèses, les synérèses, plus encore les hiatus –
elle découvre que son instinct est en défaut, elle s’entête un peu, elle se résigne à sa futilité.
Et pourtant umbrosamque ripam...
elle rêve poètes, elle dérive vers les coblas, les tornadas d’oc, elle glisse sur la translatio, sourit aux chansons de toile, s’arrête au virelai
Amis, suis dans le rêve d’une maison,
Amis, je la veux humble pour ma chanson,
Dans l’herbe, au bord de l’eau..
La veux pleine de miel, de joie, sans raison,
Douceur de se nicher en une humble maison
Dans l’herbe, au bord de l’eau..
Amis, sera simple et petiote chanson,
Je n’ai science ni raison – rêve maison
Dans l’herbe au bord de l’eau…
Elle rit, elle se dit qu’Horace et sa passeuse sont loin, elle se dit que les troubadours ne le sont pas moins, elle se dit que son mirliton est un peu trop longuement poussé, que n’a ni sens, ni rythme, ni chanson, que pauvret ne connaît pas la musique, que nigaud n’a rien à dire, que perdus se sont les herbes, la rive, les saules, les cailloux dans l’eau verte
Elle lit Horace qui parle, bien, de toute autre chose. Elle reprend, savoure les autres odes, épodes, satires… du moins ses préférées, et constate que ce sont presque toutes.
Les carreaux roses de pluie ont salué l’ouverture des volets bleus… allumer chauffage en douceur - replonger un poco dans le doux coton des draps….
et puis, puisque la cour était humide (ah ces après midi ces jours ci, dans la tiédeur et les feuilles !) puisque suis enrhumée, ai déserté internet pour continuer à exhumer vêtures d’été : pour le moment ai surtout trouvé les trucs un peu trop habillés que j’aime pour être vielle sudiste dans les nuits du festival (à vrai dire la Brigetoun organisatrice, donneuse d’ordre, maître d’ouvrage était pour une fois en pleine forme, la Brigetoun exécutante, nettement moins motivée, a pris bonne note et préparé l’action, guère plus, enfin si un peu)… et puis, pour commencer à forcer l’éclosion de mon vase de juin, dans la contemplation de photos gardées pour cela, dans le plaisir instinctif du thème proposé, dans la perplexité devant le thème proposé, dans la crainte de ne pas être digne du blog accueillant, même si c’est retrouvailles et si j’ai bon souvenir du premier échange, parce qu’aime et admire de plus en plus ces images transcendées, et ces textes qui avancent, en mots simples, tranquilles, dans une aura, dans le délice du non-dit, deviné, non pas caché mais simplement suggéré parce que c’est très bien ainsi….
et j’ai simplement repris ma participation aux vases d’avril, généreusement accueillie chez Danielle Carlès http://fonsbandusiae.over-blog.com/vases-communicants-avec-brigitte-celerier-mieux-vaut-horace

Thursday May 16, 2013 at 6:37

Wednesday May 15, 2013 at 13:22

Wednesday May 15, 2013 at 8:38

Wednesday May 15, 2013 at 5:58

Foin des appareils photo !


Comme y avait plus de patate dans mon panier, et plus guère de légume, suis partie pour courses rapides, juste pratiques, avec en tête une ébauche de début de billet qui se dessinait, des mots qui venaient, rodaient, s’en allaient, dans une ville affairée presque comme une grande,
mais, parce que c’est instinctif, avais posé, au fond de mon couffin, les deux petits appareils, et j’ai rencontré des envies de photo qui ont emporté les mots

Aux halles il y avait des poissons, et deux petits rougets pour moi,

des légumes divers, les presque dernières asperges que ne voulais manquer,

des béas du Roussillon, à la peau jaune et chair ferme comme les Rozenval proposées par Christine Jeanney (échange twitter) et des bintjes bien humbles et terreuses pour s’écraser superbement dans l’assiette

et puis il y avait cette douceur de vivre de notre sud, la lumière, les arbres, les bancs (les quelques rescapés), et le déballage sur la place Pie

du café..

une chaise charmante de laideur…

un tigre qui se demandait si ça valait la peine de bouger pour se casser les dents sur la chair noire d’un cheval…

derrière les fesses, un peu molles d’être trop plâtreuses, de belles dames, un étalage de cageots

et dedans, tout un monde entassé de petits êtres, de clones, troupes de créatures venues d’avant la guerre, de l’aube du cinéma parlant, et ma main n’a pu résister à l’envie irrésistible d’en saisir quelques uns, peut-être pour conjurer mon malaise, leur donner un peu d’attention


et puis m’en suis revenue, couffin plein, me demandant si je préférais les images de l’ancien appareil
ou celles du nouveau


dans la gloire du printemps, sous le sourire d’une maison perchée,
et ma foi l’idée, sans grand intérêt, peut-être, que voulais mettre en mots s’est trouvée noyée sous les images assurément sans grand intérêt mais présentes.
Pauvre Paumée va sombrer définitivement par ma futilité grande.

Wednesday May 15, 2013 at 5:54

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