September 2011
Paumée ronronne de plaisir en pensant à vendredi prochain.
1359 - C’est lorsque tu promènes dans la ville tes enfants de 80 centimètres que tu comprends ce que sont… http://t.co/DWyx6OmG
Verticaux, grimpés dans le gréement, assis sur une vergue, debout dans le nid de corbeau du grand mat, Veran et Guillemette voyaient la terre émerger, se dessiner, s’affirmer, sur l’horizon, bornant la mouvante plaque grise de la mer.
Après les formalités, dans un anglais hésitant répondant à un embryon d’anglais, après avoir surveillé le déchargement de la cargaison, avant...
travail – haute-tension
Publié le septembre 29, 2011 par brigetoun
La machine était alimentée par une armoire de puissance qui comprenait deux sectionneurs. Le premier,en haut, relie la machine aux 440 volts de l’alimentation générale, et commande aux pompes, aux mouvements. Puis un second, à hauteur de taille, dispose d’une serrure de sécurité : deux clés remises à deux personnes...
RT @LucienSuel: #KurtWitter 78. Kurt est en vol stationnaire. C’est l’appartement au complet qui semble tourbillonner. Les couleurs du M …
Cheminant entre mes pierres, vers les halles, ai rencontré envie de nature, proche, avec juste ce qu’il fallait de neutralité civilisée, présente mais se laissant oublier, et mon imagination paresseuse pour me tenir compagnie.
Il y aurait de tendres feuilles, d’un vert qui donne faim, sur amas prune comme un tapis qui en ferait bijoux, il y aurait le jaillissement d’une haie...
travail : instituteur
Publié le septembre 28, 2011 par brigetoun
On m’avait confié la petite classe, non pas la plus petite mais le cours élémentaire ; ça faisait beaucoup de petits corps semblables ; j’apprenais à les nommer, à les reconnaître, courant sous la pluie vers le trou venteux des préaux, pendant les récréations, tandis que derrière les hautes fenêtres je les observais, et...
cuisine
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Une image ou l’idée d’une rue canyon entre immeubles grimpants, brouillés, traits allusifs, inattentifs, crépusculaires ou noyés de brume – verticales noires, grises ou d’un blanc sale, et petites notes de couleur circulant sur la rive basse du tableau.
Une place vide, le soleil, des tables, des parasols clos en flèches, - noyés, silhouettes, émergeant parfois -, et...
travail – vieille terre ingrate
Publié le septembre 27, 2011 par brigetoun
… jusqu’à ce que nos vergers retournent à une sorte de jungle où nous ne mettions plus les pieds, fatigués, usés, lassés que nous étions à présent de combattre jour à jour cette bête de nature qui n’avait de cesse de reprendre ce que nous, ceux d’avant, avions réussi à lui arracher, et qu’elle reprenait à présent,...
cgenin: Oh ! la grande noblesse du roman populaire... →
Oublier Paris #31 http://t.co/283Pd1U7 via @AddToAny on avance… je me souviens
me replie sur carcasse
Il y a, dans la noble et décrépite façade, la présence de ces humbles ouvertures, trapues, bordées d’un bandeau uni mais de parfaite ampleur, sur lesquelles glisse le regard - ce qui reste du regard repoussé par cette lente ruine dans l’ombre - et leur présence indispensable - aussi secondaires qu’elles demeurent - avec leurs pierres souillées, blessées, fracturées, pour la...
Après la danse groupée, guerrière des lamineurs autour du serpent de fer brûlant, l’atelier d’étirage semble prosaïque et froid, le travail pauvre, ses effets peu perceptibles. Les laminés ont subi une réchauffe partielle dans un foyer intermédiaire. Une extrémité a été portée au rouge, soumise à l’action brutale d’une presse à excentrique qui l’a étrécie. On appelle ça « la pose des...
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RT @LucienSuel: Sombre ducasse (fin) dans Silo “Engageons nous bravement sur le rude chemin de la vie !” : http://t.co/59Il7tsX
Ce serait, un peu après le faîte de l’après-midi, avancer dans une allée moussue, le long d’une haie drue, vert sombre, dans l’ombre croissante, nourrie de lumière verte.
Ce serait arriver, en débouchant d’un bosquet, au pied d’une petite tour aux pierres écornées, forte et blessée par les ans, noyée dans une clairière resserrée.
Ce serait croire être, ou être,...
Travail – nucléaire
Publié le septembre 25, 2011 par brigetoun
Bleu, vert, jaune, orange et rouge. En optique, par longueurs d’onde croissantes. En radioprotection, par risque croissant d’exposition des extrémités – mains, pieds, chevilles, avant-bras – aux rayonnements ionisants. Les sources radioactives sont réglementées. Les zones de travail aussi, dès lors qu’un risque d’irradiation ou de...
RT @fbon: 2440 titres téléchargés sur @publienet depuis 1er sept : barre symbolique des 3000 en vue pour le 30…
Un jour – samedi – photos à la va-comme-ça-peut et mots plats
suis partie pour quelques petites courses basiques vers la rue de la République, et suis tombée sur la braderie organisée par les commerçants du centre ville – ordre donné à moi-même d’être sage, d’autant que sous prétexte de moral défaillant, j’ai , le jour où je me suis mise sous le signe du blanc, conforté ma...
Travail – métro (grève)
Publié le septembre 24, 2011 par brigetoun
C’était aller travailler malgré la grève, d’accord avec mais pas syndiqué, au
bureau personne syndiqué, personne de proche en tous cas. Se lever plus tôt
pour prendre le train sur trois en espérant pouvoir y entrer, assez facile car la
plupart des autres démocrates avaient posé une RTT, et puis c’était finalement
trois trains...
LUIS AUGUSTO CASSAS http://t.co/5ik3V8Mp /via @wordpressdotcom
convoi en regain de force http://t.co/9k2dDTHq
Carmen voyait l’hiver, un de plus, approcher – Carmen trouvait que c’était un de trop – s’était créé un cabinet de senteurs, y avait posé des coupelles de pétales de roses qui distillaient une idée de poussière pleine de souvenirs de délices capiteux, et, faute de mieux, des fagots et des fagots de lavande qui entêtaient – assise devant la fenêtre elle brodait une multitude de...
sur le blog e-Pagine
Brigitte Célérier lit Leslie Kaplan
Aujourd’hui Qui lit quoi ? #5 en compagnie de Brigitte Célérier qui nous propose une lecture mordante de l’ensemble de textes poétiques et politiques de Leslie Kaplan, Les mots (publie.net) dont j’avais publié un extraiten avril dernier sur ce blog. Cet ensemble est disponible en numérique sur les sites des revendeurs de livres...
travail : goudron
Publié le septembre 23, 2011 par brigetoun
Sun Ba est chargé de faire chauffer le goudron, tâche qu’il a accepté. Heureusement, car personne d’autre ne veut accomplir ce travail, préférant encore tirer le rouleau compresseur en béton afin d’échapper à la fournaise et aux exhalaisons des vapeurs de bitume. Le commandant Guo, quand il était en poste, a conféré à Sun le titre de...
Edouard Monot | Opus incertum | Choses vues, Extractions | lesmarges.net http://t.co/hbh0ELlf
Blancheur, lumière, ce qui est recommandé pour mettre coeur ou nerfs ou crâne ou plutôt l’ensemble, dans lequel sommes enfouis, en sourire calme – les ai reçus en sortant, et petit vent pas trop fort pour vivifier.
Me suis concentrée pour m’en pénétrer.
Blancheur : pureté mais deuil, noble il est vrai,
neige mais rayon de soleil passant entre persiennes dans la chaleur étale...
Monde du travail : qui fuit
Publié le septembre 22, 2011 par brigetoun
On a sorti les banderoles, une secrétaire dit, déçue : il n’y a même pas le nom de notre entreprise. Le délégué répond qu’on n’a pas eu le temps d’en fabriquer de plus personnelles mais que le syndicat en a tout un lot qui convient à toutes les circonstances. Ainsi, on peut lire : Nn aux démantèlements, Sauvons...
Chatelguyon et ses curistes quittés sans regret http://t.co/hMveSSP2
Il y aurait ce trou, on se pencherait, et puis on sauterait dedans et on se glisserait derrière le rideau, entre peur légère et attente grande. Derrière… je ne sais pas…. il n’y aurait peut être rien, qu’une boite de poussière, avec une lumière diffuse - alors on choisirait un coin, on se pelotonnerait, on s’endormirait.
Ou bien il y aurait, dans l’ombre ou...
En picorant dans « en avant-marge »
Publié le septembre 21, 2011 par brigetoun
À double tour
Un lieu caché le long de la plage. Je respire. Rien n’a eu lieu dans la chambre. Son odeur de cassis, de lait tiède, parfum. Et l’odeur de ses cheveux, un instant ma mémoire me protège à double tour. Sans importance désormais : j’embrasse son cou.
Une lumière blanche
La phosphorescence...
RT @dbourrion: Danseuse | Face Terres… http://t.co/qkNFxZuL
Dans l’éblouissement des rues, avec petit veston parce que vent y avait nous amenant froidure,
aller voir ma ville, sortir de lectures, et surtout aller chercher patates -
s’ahurir du gigantisme des sambas, en rester aux bintjes et tester des pommes de terre bleues (pas violettes comme les vitelottes que n’aime pas)
compléter par courgettes, gros concombres, tomates,...
Faits divers électoraux ou politiques, – florilège
Publié le septembre 20, 2011 par brigetoun
« Si mon candidat échoue, je me tue », avait déclaré M. Bellavoine, de Fresquienne (Seine-Inférieure). Il s’est tué.
Collision dans la rue entre la municipalité de Vendres (Hérault) et le parti adverse. Deux gardes champêtres ont été blessés.
Comme il y pianotait, la police de Brest jugea...
n’empêche que j’envisage de plus en plus de fermer paumée et vais bien finir par suivre mon conseil un jour ou l’autre
comme ce qui pourrait être au dessus de moi, I would prefer not to, je ne préférerais pas…
non ce n’est pas ça, et puis cette voûte plate, fière de sa permanence entêtée par dynamismes contraints, et de sa fine sculpture sous le barbouillis bleu écaillé, voilé par la pénombre, se dissocie de moi… elle veut
comme le sol donc, I would prefer not to, j’aimerais mieux...
Johnny le saxophoniste, l’homme à l’affût
Publié le septembre 19, 2011 par brigetoun
J’ai connu peu d’hommes aussi hantés que lui par tout ce qui touche au temps. C’est une manie, la pire de ses manies et Dieu sait s’il en a, mais il l’explique et il la justifie avec une telle drôlerie que personne n’y résiste. Il m’a rappelé une répétition avant un enregistrement à Cincinnati. C’était en 49 ou...
2 tags
Éveil pluvieux et frais – simplification du programme du jour – et un cran de plus dans ma période de lucidité, d’envie de renoncer au ridicule de la persistance de «paumée » (pas assez pour que je cesse comme l’avais décidé aux petites heures samedi, aux petites heures dimanche)
Aquabonisme virulent,
mais tout de même, parce que pas fait depuis lundi je crois, et parce que...
Madame de Sévigné, ancêtre et modèle
Publié le septembre 18, 2011 par brigetoun
Ce qu’on reproche à l’écriture blog, de se saisir du réel sans écart temporel, n’est pas un argument pertinent dès qu’on se fait happer par les lettres de madame de Sévigné.
………
La correspondance épistolaire est un usage qualifié, avec sa codification précise, et tout un monde technique qui l’accompagne, incluant...
passais
Déversement d’images – indulgence ?
Samedi premier éveil, un tour internet, deux pas dans la cour, ciel d’opale très claire -
rendormie.
À l’heure du petit déjeuner et de la tasse de café sur le seuil de la cour, le bleu avait gagné sur l’opale.
mais Brigetoun était de petite humeur, yeux fuyant le monde en s’enfonçant jusqu’à disparaître presque...
le nouveau pasteur de la paroisse
Publié le septembre 17, 2011 par brigetoun
C’était avant l’époque des « modérés » – le diantre soit d’eux, mais les bonnes choses sont comme les mauvaises, les unes et les autres viennent petit à petit, une bouchée à la fois ; et il y avait même alors des gens pour dire que le Seigneur avait abandonné à leurs lumières les professeurs de...
RT @amaisetti: Tellement loin
Quand reviens de la ville, mes derniers pas tirés par l’approche, la vue, la poursuite des fenêtres derrières fenêtres, volets ouvrant sur volets, volets renvoyant aux volets, grilles et piques en fuite vers mon coin de rue.
Géométrie mouvante, raideur, dureté du métal, mais rondeur vert tendre des hauts barreaux serrés, petite dentelle pour ponctuer, agressivité dynamique des...
une légende
Publié le septembre 16, 2011 par brigetoun
Pour nous qui étions nés dans les Hauts et n’étions jamais descendus vers elle (de très anciennes craintes nous en empêchaient), la mer n’était qu’une légende. Depuis les sommets où nous nous tenions du matin au soir, il n’y avait face à nous que le ciel, qu’un ciel immense qui s’ouvrait en haut et en bas, s’étendait très loin au-dessus de...