August 2011
Sebald - la Corse http://t.co/NPiZJSn
Retrouvé, à côté de ma porte, la feuille d’impôt négligée volontairement lundi, regardé calendrier, pris le programme de l’opéra d’Avignon qui a ouvert les locations aux anciens abonnés - en buvant café, forcé le crâne à un calcul approximatif, pessimiste par culpabilité ou pour augmenter ladite culpabilité - décidé de ne pas réfléchir, de sauter, danser, ne pas être...
Voyages – étapes – chez Publie.net
Publié le août 30, 2011 par brigetoun
cartes
« Toute carte, d’ailleurs, atteste cette volonté des hommes, grande et terrible, d’être des dieux. Bien plus que ne le fait l’art, qui se contente de voir les choses d’en bas, à notre hauteur. Tandis que pour concevoir l’idée de carte, il faut s’imaginer très au-dessus, se penser comme un être de haut vol....
vous vous agitez plein du miel http://t.co/xz2pocT
ridicule
Violence adolescente ou sénile – qui monte en solitude – que je regarde un peu navrée, un peu ironique, avec un brin de remords devant tant d’égoïsme, mais en m’y laissant embarquer, en y consentant – crâne douloureux, coeur qui s’emballe – et ruée dans la rue, la place, à travers la porte, à travers les bretelles avec une presque insouciance ou une prudence minimale...
Voyager – mer – tempête – menace, calme
Publié le août 29, 2011 par brigetoun
Comme il jetait ces mots, la tempête, où l’Aquilon siffle, frappe en plein sa voile et soulève les flots jusqu’au ciel. Les rames se brisent ; la proue vire et découvre aux vagues le flanc du vaisseau ; et aussitôt arrive avec toute sa masse une abrupte montagne d’eau. Les uns restent suspendus à la...
Rien –
deux jours de liesses sur le Rhône, autour du jet-ski – haut-parleur, une voix en vague au gré des épreuves, sans grandes clameurs ni muzak, tolérée comme un moustique en pensant au plaisir des participants, samedi, de la fin de matinée à 10 heures du soir, exaspérante ensuite jusqu’à 11 heures environ – revenue à 9 heures du matin, à l’heure difficile du petit-déjeuner pour...
Voyager – métro à New York dans textes édités par Publie.net
Publié le août 28, 2011 par brigetoun
Rien qui puisse faire preuve et certainement pas ces épreuves volées arrachées à quelque mystérieux endroit wagon au métal froid quelque chose de brossé alu inox dans lequel s’enchâssaient d’humaines figures ou leurs reflets du moins (sans doute pas réellement prévus la main le crâne de celui qui...
RT @lmargantin: L’oeil du photographe n’est jamais neutre (les diapos, 7) http://t.co/hdYAwmc… @lmargantin #oeuvresouvertes
Il y aurait un jardin, il y aurait un fouillis, des branches qu’on aurait laissé pousser, en paresse et liberté, et puis une fleur dedans cachée
Il y aurait un jardin, il y aurait la fantaisie savante, la très joyeuse marqueterie, dans un coin, souvenir faussement fou, d’un jardinier en allé
Il y aurait un jardin, avec un mur écroulé, pour qu’y frise lumière, et des...
Voyage – train encore
Publié le août 27, 2011 par brigetoun
[un cycliste, un cheval potelé, queue levée, crottin en gerbe, une affiche avec SOLDES rouge déchiré. Une forêt et d’énormes blocs blancs, l’un semblable à une dent géante. Les arbres avec leurs dissemblances, ronds enfantins, et les bras décharnés qu’on remarque, tendus, tordus, leur sécheresse isolée qui raye le vert sombre, une buse...
j’ai rêvé de tendresse, d’une femme, ma soeur je crois, ne sais quelle, qui m’étreignais, et nous nous balancions tout doux, tout doux, et de toutes les peines nous nous dénouions, sans mot – je me suis réveillée, et c’était vrai, ou presque, juste ramené à un vacillement des yeux.
16 août
j’ai rêvé de m’enfoncer dans cette fontaine, de laisser l’eau...
impressionnant Evacuation massive à New York avant l’ouragan Irene http://t.co/1aX9Lcm via @lemondefr
La mer,
moules,
palourdes rasoirs,
huitres,
palourdes à petits cous
palourdes de Washinghton.
Une Oldsmobile blanche, conduite par un jeune Blanc très brun en chemise ananas à poids café (55 miles), « combien de temps faut-il encore ? deux heures ? » – Les monts de l’Indien-Mort et Chapeau-Chinois.
La neige éclatante .
...
oreiller salé au réveil, par la baie de visée agrandie du blockaus la rade frissonnante dans le petit jour, mer qui prend couleur en même temps que montent les odeurs du chemin des douaniers – Saint Mandrier au fond, mufle sombre couché
les soirs sur le balcon du boulevard Jules Michelet, au dessus des pins de la terrasse une bande de mer noire sous un immense ciel de flammèches, murmures de...
Voyager – avion
Publié le août 25, 2011 par brigetoun
haillon percé de mille déchirures
comme si l’avion survolait une de ces peintures un de ces jeux graphiques où de droite à gauche l’une des couleurs prend peu à peu la place de l’autre l’envahissant par fractions grandissantes chaque élément contraire en quantités égales au centre de la toile puis
l’inverse à présent ; lambeaux...
déjeuner et lecture hors internet - salut
Traversée
Gouttes de pluie sur la vitre, mettre la main dessus, sentir le froid, croire toucher l’humidité, tenter de suivre une des perles glissantes, se pencher, opacifier par le souffle, savoir que le verre est là, entre…
Dos au mur se tendre vers la brûlure du soleil, se vouloir anéantie, inexistante, sentir flèche incandescente pénétrer dans chair, se savoir corps solide...
Voyager – trains
Publié le août 24, 2011 par brigetoun
Au-dedans est le silence ronronnant de soi, des machines souplement réglées par la vitesse égale. Au-dedans est l’immobilité. Au-dedans la nausée de l’immobilité réglée sur la vitesse du train. Et au-dehors, c’est le monde qui semble aller, qui va. Quand le train part, c’est toujours cette vieille illusion d’enfant qui revient : la...
RT @LucienSuel: Deux dessins : Le camembert des linguistes : http://t.co/2Hje63p Le brainstorming : http://t.co/c4DOxaP
Le Grand Rouveau - 5 octobre - 13 heures
Jean et Marie sont partis hier. Ils m’ont fait jurer que j’appellerai si je veux quitter le rocher.
Je me suis couchée en douce joie.
C’est vrai que je ne sers à rien… le feu oui, mais sans moi - ne saurais d’ailleurs - et n’y ai pas accès normalement.
C’est vrai qu’en principe il n’y a même plus...
Voyager – coucou/diligence
Publié le août 23, 2011 par brigetoun
Averti par le mouvement général qui, depuis la paix, révolutionnait sa partie, Pierrotin ne voulait pas se laisser gagner par le progrès des lumières. Aussi, depuis la belle saison, parlait-il beaucoup d’une certaine grande voiture commandée aux Farry, Breilmann et Compagnie, les meilleurs carrossiers de diligences, et nécessitée...
J’ai rêvé, endormie ou non, d’un nouveau jour, que ma vie allait recommencer, que je saurai ce qu’il fallait faire, que j’aimerai les gens rencontrés, tous, et avec raison, que j’aurai des idées, et que je les suivrai, que je réussirai pas trop facilement mais infailliblement tout ce que je tenterai, que je ne verrai que visages tranquillement graves ou doucement...
voyager – pédestrement
Publié le août 22, 2011 par brigetoun
Farigoule décide la marche à pied. Les cartes rangées dans leur étui, les blagues empochées, les verres renversés sur la toile qui égoutte. Il se présente à la nuit. Loin, loin, au-bas, les lumières d’une petite ville, Montbrun peut-être. L’auberge sur un mamelon ouvre un peu la nuit. La route est chaude et le vent est chaud, frappe et...
plongée dans les photos du New York Times (une centaine) avec petite honte du plaisir esthétique, toujours
Journée sans rien, se laver les cheveux, vaquer, vivre et
reprise de mes voyages de samedi en très long pillage, toute honte envoyée par dessus les moulins comme on le faisait des bonnets (et en me repentant un tantinet d’avoir donné préférence à mon moi)
Voyage en lisant « va-t-en va-t-en c’est mieux pour tout le monde » de Christophe...
Générations
Publié le août 21, 2011 par brigetoun
« Ils ont un peu tout fait ; ils sont assez représentatifs, famille de la bourgeoisie naissante provinciale et commerçante, Poitiers, Dijon, Rouen, le triangle terrible, études larvaires, revendications diverses postadolescentes, montée vers la capitale, tentatives artistiques; littérature allemande et cinéma quart-monde,...
et puis zut décide de bouder au Conquet, ou de siester à Avignon
Sortie dans le quartier pour des courses minimales, et puis, plongée dans des images d’enfance, en logorrhée complaisante
Il y a eu ces photos (les ai piquées sans vergogne, complétées par quelques autres trouvées sur google street new) de l’embarquement de François Bon, au Conquet, vers Ouessant et Numer’île http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1198
et, en...
Visites aux libraires
Publié le août 20, 2011 par brigetoun
« Comme au premier jour le plaisir est intact alors que je ne suis pourtant jamais venu ici – sans doute parce que cet endroit me ramène à l’originel. Pousser la porte d’une librairie, saluer ses gens, remettre en place un livre égaré, attendre qu’on vienne vous chercher, découvrir un texte qu’on ne connaissait pas encore, se...
RT @CanisLupusBzh: Oui !!! Beau RT @_chsanchez: La Méduse et le Renard: Conquérir sa peau http://j.mp/opKNgU
Comme Brigetoun avait joint ses twitts à ceux qui se plaignaient, le matin, de l’absence de véritable été cette année, comme elle aussi ne conçoit que difficilement de vivre en dessous de 30°, Avignon avait jugé bon de jouer, avec un peu plus d’une heure de retard, Midi roi des étés
pendant qu’elle cheminait, cherchant une petite bande d’ombre à l’aplomb des...
Éloge de l’amour (fragment)
Publié le août 19, 2011 par brigetoun
Ce que Platon dit sur l’amour est assez précis : il dit qu’il y a dans l’élan amoureux un germe d’universel. L’expérience amoureuse est un élan vers quelque chose qu’il va appeler l’Idée. Ainsi, même quand je suis simplement en train d’admirer un beau corps, que je le veuille ou non, je suis en route vers l’idée du Beau. Je...
Une porte – qu’est pas trop à mon goût –
pourtant : idée de protection : avec le pastiche des ferrures anciennes, comme les poutres à suspendre achetées au mètre, et avec son bois neuf, luisant, sans la solide massivité mate de la porte antique derrière laquelle refuge est inviolable, ou le semble, mais bois non vermoulu, sans souffrances ni fragilité dissimulée.
Cloîtrer...
Ne pas spéculer avec l’amitié
Publié le août 18, 2011 par brigetoun
« SEMPRONIUS. – Et pourquoi m’importuner, moi, hom ! par préférence à tous les autres ? Ne pouvait-il pas s’adresser au seigneur Lucius, à Lucullus ? Ce Ventidius, qu’il a racheté de la prison, est riche maintenant. Ces trois hommes lui sont redevables de tout ce qu’ils possèdent.
LE SERVITEUR. –...
Les jolis petits nuages s’en sont allés et le bleu terrible nous surplombe,
les yeux se creusent en filtre,
la ville se fait tranchante, épure, géométrie ….
se récitait Brigetoun, lancée hors de la pénombre de son antre, en avançant, guillerette de sentir que les yeux mentaient et que la touffeur n’était pas encore descendue sur la ville.
Sur la plaque minérale du ciel, les...
Accueil
About
le nom de Sara barré..
Publié le août 17, 2011 par brigetoun
« C’était le seul avantage de travailler à l’hôtel-Dieu, on est vite au parfum, il n’y a que le père de ma fille qui ne comprenait rien à rien, j’avais été claire avec lui, mais pas assez, ou il ne voulait pas entendre, pa / pam, p / pam, p / pam… p / pam, souvent ces pam reviennent dans ma tête et le mieux serait...
Au sol, devant ma porte, ai trouvé un tas de réclames, les ai pris entre bras et hanche et emportés au rempart (container) – un pigeon surveillait mon respect des règles – ai voulu le prendre en photo, en petite vengeance (mais n’étais pas coupable, je respecte toujours les petites règles) – il a dédaigné la portée de mon petit appareil.
Me suis rabattue, un peu plus loin le long du...
Petites histoires d’Haïti à l’usage des commençants
Publié le août 16, 2011 par brigetoun
XII
« 1. — Pendant ce temps, des idées de liberté avaient germé parmi les esclaves.
2. — Ils se soulevèrent dans le Nord , massacrèrent les colons et brûlèrent les habitations.
3. — En même temps, les affranchis du Sud et de l’Ouest avaient recommencé la lutte contre les blancs.
4— Saint-Domingue...
zut je m’étais complèytement totalement rendormie
Une petite douleur, accompagnatrice, s’ébroue en moi, saluant sa blessure. Était-ce souffrance ? Était-ce parure ? J’ai posé ma main sur cette cahoteuse boursoufflure, elle ne suintait pas. Comme la croute d’un genou. J’ai glissé mon doigt et une fourmis m’a piquée. Les feuilles, sa voix, m’ont répondu : c’était souffrance, en ai fait...
en mémoire
Publié le août 15, 2011 par brigetounP
Rien – tranquillement rien – et envie de pas grand chose de plus, ou même de rien de plus, pourquoi pas – ciel variable – soleil pour petite flânerie le long du Rhône – reprise de deux rêves (dont un qui ne me plaît vraiment pas, mais qui était là, en tête de la réserve, juste un peu retouché, mais pas encore assez) qui furent parties de convois http://leconvoidesglossolales.blogspot.com ...
Rien – tranquillement rien – et envie de pas grand chose de plus, ou même de rien de plus, pourquoi pas – ciel variable – soleil pour petite flânerie le long du Rhône – reprise de deux rêves (dont un qui ne me plaît vraiment pas, mais qui était là, en tête de la réserve, juste un peu retouché, mais pas encore assez) qui furent parties de convois http://leconvoidesglossolales.blogspot.com
...
Vallis clausa (fragment)
Publié le août 14, 2011 par brigetoun
Couché sous un sapin noir
mille aiguilles roussies sur la rocaille
tu écoutes le vent
il passe et te frôle
lourd de la neige des sommets
- souffles glacés -
- il ne manquerait pas grand chose pour que te gagne
l’engourdissement qui bleuit les lèvres et la voix.
Le mont Ventoux déploie
sa succession de courbes
...
Amie, belle amie, je ne sais
si ne devrais pas rester là
derrière toi, en doux abri,
vivre mon vide et l’espace
Derrière toi, en doux abri,
ou sortir, marcher, furtive,
Amie, belle amie, je ne sais
mon courage s’en est allé
Vivre mon vide et l’espace,
derrière toi, en doux abri,
oui devrais rester là
Amie, belle amie, je ne sais.
Mon courage s’en est allé,
...
et on se console
Publié le août 13, 2011 par brigetoun
Hôtel Rembrandt, 22 heures
Et on se retrouve si totalement perdu, si faible, si triste – on a lu l’après-midi « Le Bord des larmes » de Renaud Camus et au bord des larmes, nous y sommes perdus – on ne sait plus comment se débattre, on voudrait s’enfuir de sa propre vie, on donne des coups de téléphone désordonnés, on cherche à...