May 2011
c’était trop tentant
À quelques degrés près
Publié le mai 30, 2011 par brigetoun
et à quatre ans de distance, l’entrée dans la vie et dans le monde de l’après-guerre d’un enfant entre deux sociétés, à quelques degrés et avec quatre ans d’avance donc sur une petite fille que je fus.
Et là dans « la cause des portraits » de Jean-Louis Schefer ce sera dans l’entrée passionnée au monde de la peinture et de la...
RT @Poezibao: Ça en fait, des pompiers. #incendie http://t.co/YEb3cV6 via @twitpic, eh oui, rue Mademoiselle, shingles qui brûlent depu …
Me navre, à chaque passage place de l’horloge, quand m’en reviens du marché ou d’autres lieux, et que je tourne la tête au débouché de la rue de Mons, avant de passer entre les terrasses pour traverser la place, la déchéance des lions (pire qu’elle ne le semble ici) après l’ouvrage/outrage de l’entreprise que je suppose être la même, choisie avec...
2 heures et demie du matin – dimanche – éteindre et dormir
Publié le mai 29, 2011 par brigetoun
après avoir fermé le livre (« La cause des portraits » de Jean-Louis Schefer), sur :
« Partout des corps, instruments les plus impropres à produire des significations. Alors, que représenterait donc la peinture de ce monde physique devenu suspect par des intentions partout...
le tiers livre : autobiographie des objets | 35,... →
lignesdefuite:
le tiers livre : autobiographie des objets | 35, cartes postales Source: www.tierslivre.net Le blog|journal litterature de Francois Bon, actualite et info…
nous manquons singulièrement d’ouverture, d’attention http://www.liminaire.fr/spip.php?article475
Pour illustrer les maisons de terreur (billet sur http://brigetoun.wordpress.com ) à propos de Lovecraft j’ai hésité un instant devant elle mais :
les fenêtres et leur courage bleu-vert,
la crainte d’attirer épouvante sur elle (superstitieuse, primitive, me veux),
une petite tendresse,
l’ai gardée ici, et j’imagine une société d’amis qui se répondent...
Curieux comme voulant exprimer une terreur totale jusqu’à l’imbécillité jubilante, j’ai surtout exalté mon pif qui prend une importance inusité. Mais ne vais pas m’en servir, dans ma recherche de maisons qui abritent des flots d’horreur montants, débordants, idée qui m’est venue en relisant (je n’avais pas, en l’ouvrant, conscience que l’avais déjà fait) « la maison maudite » de...
cgenin: L'autofictif, 1245 | où Eric Chevillard... →
devrais recommencer un vase ou arrêter de tenter de retoucher celui-là
L’armée furieuse →
liminaire:
Fred Vargas Viviane Hamy, 2011.
Texte lu par Delphine Cingal
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[mp3 : 3,4…
Me plaisent les poutres au dessus de moi pour leur utilité évidente, leur ancienneté – comme il se doit, alors que, sincèrement, instinctivement, suis contre les décors plaqués, les ambiances « authentiques »
mais me découvre non exempte de ce genre de ridicule, parce que, réellement, avant de céder et de choisir, dans le groupe de blocs de savons de Marseille, frères si semblables...
le traducteur, et ce poème de Keats :
«Les mélodies que l’on entend sont douces, plus douces
Celles que nul n’entend; c’est pourquoi, tendres flûtes, jouez encore
Non pour l’oreille des sens, mais, plus aimées,
Murmures pour l’esprit des refrains du silence:
Beau jeune homme, sous les arbres, tu ne peux délaisser
Ta chanson, ni jamais ces arbres se dénuder;
Amant hardi, jamais,...
RT @louise_imagine: Huhu #transphotographiques2011 http://lockerz.com/s/105263973
Amis, sur la place,
matin régnait l’ordre
Amis, comme un écho
de sa version armée
brillants dans lumière – hérissés, un peu raides, mais en repos, alignés, se haussant – sur le sol, pompes dans l’indifférence générale – imagination – sourire -
Amis, je n’aime point
l’ordre, mais celui-ci
assez absurde était
m’a tiré sourire
ordre précaire, passager, fait...
Florilège de l’internet aux jeunes heures de jeudi
Publié le mai 26, 2011 par brigetoun
« Ciel de janvier
ouvrant les yeux au lever
l’odeur du café » – Pierre Jeandler http://jeandler.blogspot.com/2011/05/etude-n-1.html
« quand l’amour
hide and seek
toujours inconsolé
me tient
en haleine
en devenir
en vie » – Kouki...
RT @theoneshotmi: …et au-dessus de la Bonne Mère tournoyaient ces oiseaux blancs et gris de la mer tout droit venus que je tuerais bie …
Le sacré, fichu, satané, stupide – qu’il soit damné – rhume qui m’assaillait en ces temps de chaleur, et la petite infection que je suppose devoir suivre, me mettait de mauvaise humeur aux petites heures de mercredi ; m’a rendue, brièvement, ô combien brièvement, sensible à une petite lutte courtoise d’ego plus ou moins imaginaire, et pour me punir, m’assainir,...
rien, et puis si : Le temps qu’il fait
Publié le mai 25, 2011 par brigetoun
Mon ego flatté, encensé, absurdement, froissé stupidement, détestable hautement – comme tous les ego, mais seul sur lequel je puisse et doive agir, et certainement le moins légitime ou l’un des, s’éveillait, me rendait sotte, colorait le monde, me frustrait de sa saveur.
Revenir en le coeur, le centre, reprendre...
Brigetoun, empêtrée par un sac contenant six draps et par manteau, tailleur, deux vestes, glissant plastique sur plastique, sur ses bras, les regardait ces faux-gars face à elle et rêvait de leur donner vie pour les transformer en porteurs.
Brigetoun tentant de rester un quart d’heure dans sa cour (nous ne sommes tout de même pas au creux de la fournaise à venir), lamento en mémoire des...
Des oloé – où lire et écrire
Publié le mai 24, 2011 par brigetoun
J’avais lu, certains – les derniers, je ne connaissais pas son blog avant, ni même elle et ses écrits je l’avoue (cela fait partie des cadeaux que nous offre internet) – «des Oloé» d’Anne Savelli, qui viennent de paraître, réunis, mis en forme, aux éditions D-Fiction (édition numérique).
Pour plus de clarté je reprends ce qu’elle...
RT @valtudinaire: La nuit je meurs.
RT @AEdificavit: L’écriture dénoue. Les nœuds. Que la journée a serrés.
MARDI, MAI 24, 2011
Ils avaient faim, ou c’était l’heure qu’ils avaient prévue pour leur déjeuner. Ils se sont arrêtés devant l’enseigne. Ils s’interrogeaient sur ce qu’annonçait ce nom : « l’essentiel ». Pour Jacqueline, qui voulait se débarrasser rapidement de cette formalité parce qu’elle ne voulait pas transiger sur les...
Dépouillement
Publié le mai 23, 2011 par brigetoun
J’ai beau avoir l’habitude, déjà, depuis si long temps, de cela, qui est mien, et qui ne me donne plus un choc en le voyant le matin dans ma glace, ou en le sentant sous ma main, cela qui s’est installé peu à peu, silencieusement, insidieusement, je le note pourtant presque chaque fois, avec une petite auto-pitié un peu amusée, un peu tendre (et...
“Poésie : ” La nuit de la Saint Jean “” http://0z.fr/Nae3H
Avignon fête intime (quelques touristes tout de même) et tranquille du printemps, des îles et du fleuve
Dimanche matin, lavage de cheveux, un peu ménage, un peu lecture - les bruits de la fête du « printemps des îles » qui avait commencé samedi, discrets, n’arrivant sur ma cour, discrets, qu’un peu avant midi.
Fête détendue, paresseuse, sans flonflon, peu bruyante, même...
Maurice Nadeau a eu cent ans samedi
Publié le mai 22, 2011 par brigetoun
des hommages des documents
et, peu à peu, au cours de la journée, le bouquet offert par Laurent Margantin d’Oeuvres ouvertes
« chez Maurice Nadeau » jeune centenairehttp://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article967 une fabuleuse série de photos prises chez lui le 17 mai « C’est surtout cela que je vois...
D-Fiction » DES OLOÉ →
lignesdefuite:
D-Fiction » DES OLOÉ Source: d-fiction.fr Où lire sur une avenue ? Comment réussir à écrire quand les radios, leurs flashs, leurs tubes ont envahi les cafés, les…
RT @roidesediteurs: Pour les Vases communicants de juin, le roi des éditeurs provoque @nicolasancion en duel. Arme choisie: le stylo plume.
J’en voulais, sans violence parce que je m’économisais, au monde entier et à moi-même, vendredi, quand ma sacrée carcasse me laissait souffler (elle a été d’une force inégalée depuis longtemps, jusqu’aux nausées, à des amorces de tétanie, contrepoint aux projets inconsidérés que faisais en même temps pour juillet) – et samedi grognassou me révélais itou, avec une carcasse...
Lu avant le sommeil
Publié le mai 21, 2011 par brigetoun
Journée pénible vendredi. L’ai conclue en me réfugiant dans la nuit dans une nouvelle lecture d’ « abadôn » de Michèle Dujardin, parce que c’est la première chose que j’ai lu d’elle, il y a un peu plus de trois ans, parce que c’était mon retour aux poètes, parce que c’était juste ce qu’il me fallait, cette beauté des mots, de...
RT @_chsanchez: Vengeance sans filet | Thierry Noellec | Ventscontraires.net, la revue collaborative du Rond-Point http://bit.ly/lJEuIp
Ce qui existe heureusement :
une petite rue où l’ombre et la lumière se jouent, où les murs soutiennent la verticalité des passants, où les angles cassent le vent
un panneau de bois aux veines douces entraperçues, les courbes développées en longue ampleur sans fin, rigueur et grâce à sa surface, par une main d’artisan ou d’artiste, comme il vous plaira de dire
les...
Dans le programme du festival
Publié le mai 20, 2011 par brigetoun
Prendre le programme du festival, supprimer tout ce qui demande déplacement autre que pédestre, oublier force de carcasse mais tenir compte temps de marche, temps de courses et marché, temps de cuisine, temps de ménage minimum, s’emmêler, frémir d’envie et de crainte, établir liste et se détendre en la travestissant un peu...
L'amitié →
liminaire:
Cicéron Traduction de Christiane Touya Arléa, 1998.
Texte lu par Catherine de Trogoff
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Dans l’obscur
entrevoir
désirer
regarder
cette lumière
un espoir
se désaltérer.
Rester là,
cependant,
la crainte,
la certitude
d’une déception.
Se tenir
verticalement
en face d’un tronc
se tenir
en limite du monde
regard flou
et ne plus savoir
ce qu’il est
bois ou minéral
joyau baroque
et le blog bis, en meilleure qualité, continue avec Sylvie...
Pour rester un peu dans la lecture nocturne du recueil de Sylvie Durbec
Publié le mai 19, 2011 par brigetoun
Avant la huppe
«et à nouveau
cette ignorance suivie de mots
pourquoi/comment/où
et au jardin une rose une huppe
dont la poésie est sans pourquoi
comme le visage
la cire
la cendre »
avant les hommages ou saluts
« D’un poème de Fernando Pessoa à un de James Sacré
me...
RT @fbon: atelier wordpress live : tous commentaires ouverts – fac #Poitiers avec Seî Shonagon http://bit.ly/lMRRHd cc @marluras
J’ai tenté de noyer sous des torrents d’eau, assez chaude pour commencer à me sentir crevette au court bouillon, les sursauts de mes éternuements, les encensements de ma toux, et de dynamiser carcasse, j’ai posé de la douce confiture de poire à la vanille sur l’irritation du miel si profondément parfumé qu’il était rappe, et suis partie vers blanchisseur et halles.
...